Sejnane, le village où les cigognes sont reines
Une halte migratoire exceptionnelle
Chaque année, des milliers de cigognes blanches traversent le ciel, reliant l’Europe à l’Afrique subsaharienne. À Sejnane, elles s’installent, nichent, et transforment le village en un véritable royaume à ciel ouvert. On les retrouve partout – sur les toits de tuiles, les balcons en fer forgé, les cheminées fumantes, et même sur les minarets des mosquées.
Un symbole de chance et de protection
Pour les habitants, ces cigognes sont considérées comme des porte-bonheur et des protectrices du foyer. Leur présence est un signe de prospérité. Cette vénération s’inscrit dans une tradition ancienne, où l’animal est associé à la fertilité et à la protection des familles.
Un écosystème favorable
Le village, entouré de terres agricoles fertiles, offre un environnement idéal pour se nourrir. Certaines cigognes décident même de rester à Sejnane toute l’année. Les champs de céréales, les vergers et les points d’eau attirent une faune variée dont elles se nourrissent.
La vie quotidienne des cigognes
Loin des légendes, la cigogne est un animal carnivore. Quand les parents reviennent au nid avec leur chasse – jeunes lièvres, lapins – c’est l’effervescence. Les oisillons se battent pour leur part dans un ballet de becs et de cris qui anime le village.
"À Sejnane, la cigogne n’est pas seulement un oiseau : c’est un symbole d’harmonie entre l’homme et la nature, une tradition vivante qui se transmet de génération en génération."
Quand et comment les observer ?
Le printemps et l’automne sont les saisons idéales pour admirer ces “Dames de Sejnane”. Il est cependant crucial de les observer de loin pour respecter leur tranquillité. Les habitants veillent jalousement sur la paix de leurs protégées.
Un patrimoine à préserver
En protégeant ces oiseaux, les habitants de Sejnane préservent aussi une partie de leur identité, de leur histoire, et de la biodiversité tunisienne. C'est ce dialogue entre patrimoine immatériel et vivant que Pierre Gassin capture ici.